Activités pour l’accompagnement à distance

Les activités d’accompagnement à distance permettent de s’assurer que les étudiants exploitent activement les ressources de cours. Elles visent la compréhension et l’assimilation des concepts mais peuvent également favoriser la réflexion, l’analyse et le débat.

Ci-dessous quelques exemples d’activités déclinables à loisir en ligne.

Questions “faussement naïves”

Dans un forum, l’enseignant va accompagner la compréhension des concepts grâce à des questions poussant les étudiants, sans les diriger explicitement, vers une analyse en profondeur, une critique, un commentaire ou une illustration, ou les orienter vers un point particulièrement important ou problématique du cours. Il s’agit d’encourager la réflexion personnelle des étudiants et l’apprentissage par les pairs, en encourageant les étudiants à se répondre entre eux.

De telles questions permettent également de relancer les débats dans un forum amorphe.

La question doit amener l’étudiant à se demander “Mais pourquoi il dit ça ??” et rechercher dans son cours pour comprendre la question et tenter d’y répondre. La question peut aussi avoir plusieurs interprétations et amener l’étudiant à les retrouver pour la contextualiser dans la partie du cours actuelle.

Exemples :

  • Dans un cours d’histoire, sur les différents titres de noblesse : “ Un seigneur pour son baron serait alors comme un comte pour un duc ?
  • Dans un cours de chimie sur les acides  : “ Cela à un rapport avec le goût acide ?”
  • Dans un forum amorphe : “ Et vous êtes tous d’accord avec ça ?…” que la dernière intervention soit vraie ou non. Si elle est vraie essayer de faire rebondir le débat avec : “ Mais si on en prends moins que ça, vous pensez encore que c’est vrai ? ”. qui permet de remettre en questionnement une affirmation prise un peu trop rapidement comme vérité à votre goût.

QCM de positionnement

Les QCM de positionnement vont permettre à l’étudiant de vérifier s’il a exploité correctement les ressources mises à sa disposition et l’orienter vers celles qu’il devrait consulter à nouveau ou approfondir.

À l’inverse du QCM formatif, où les feedbacks doivent être particulièrement soignés (expliciter pourquoi la réponse est juste ou fausse, afin d’ancrer la notion), le QCM de positionnement contient des questions et items de réponses qui correspondent directement aux objectifs du cours et à l’assimilation de son contenu.

L’effet attendu est que l’étudiant mesure et positionne son niveau d’apprentissage grâce sa perception de la difficulté des questions ou de son degré de certitude quant aux choix de réponses.
Les réponses à ce type de QCM peuvent être l’occasion de faire une remédiation globale lors de la prochaine séance synchrone ou dans un débat asynchrone.

Demander des traces d’une lecture active des ressources de cours

Afin que les ressources soient utilisées de manière active par les étudiants et non pas survolées, lues en diagonale ou superficiellement, on peut leur demander une production qui les oblige à exploiter la ressource en profondeur, par exemple un résumé de la ressource à exploiter, sous forme écrite, orale ou vidéo ou d’une carte mentale, d’un schéma ou encore d’une infographie.

Exemples :

  • Dans un forum paramétré avec “Questions-Réponses”, chaque étudiant doit poster sa réponse/ son résumé, pour voir celles de ses collègues.
  • Sur une carte mentale, chaque groupe doit compléter une des branches de la carte mentale commencée en grand groupe

Recherche documentaire

Pour amener les étudiants à faire le tour d’un concept ou à trouver plusieurs exemples  ou illustrations, l’activité de recherche documentaire collaborative est tout à fait adaptée. Elle consiste à demander aux étudiants individuellement ou par groupe une recherche documentaire sur un sujet précis. Les résultats de ces recherches sont à partager avec le reste de la classe et peuvent même être l’objet d’évaluation par les pairs sur leur intérêt.

Journal de bord

Il peut être utile de faire réfléchir les étudiants sur leur processus d’apprentissage en les guidant dans l’élaboration d’un journal de bord, qui retrace l’activité qu’ils ont eue au cours d’une semaine ou d’une période, ainsi que les notions qu’ils ont travaillées : les lectures réalisées, les commentaires sur celles-ci…

Débriefing de la semaine

Pour engager un ancrage des apprentissages (rappel mémoire actif), l’enseignant peut organiser un débriefing de la semaine : chaque semaine un groupe de travail différent est chargé de l’élaborer et le partager avec le reste de la classe qui peut le commenter et l’amender.

Challenge de compréhension du cours entre groupes

Un groupe A pose des questions de cours (connaissance ou compréhension) à l’autre groupe B. Les étudiants du groupe B répondent individuellement dans le forum aux questions. Les étudiants du groupe A votent pour les meilleurs réponses.

L’enseignant peut aussi choisir de modérer et valider les questions avant leur diffusion.

Glossaire collaboratif

Élaboration collective d’un corpus sur un thème ou une notion donnée (concepts, théories, auteurs, faits, œuvres, etc.). La recherche et la rédaction des fiches peuvent se faire individuellement ou en groupes de travail. Les fiches créées peuvent être commentées par les pairs et peuvent faire l’objet d’une évaluation par les pairs.

Remue-méninges collaboratif

Pour amener les étudiants à explorer un sujet donné, l’enseignant peut demander aux étudiants de produire suite à un remu-méninges collaboratif une ressource du type : carte-mentale, nuages de mots, tableau de post-it.

L’activité peut entre autres être axée sur la prise en compte des participations des autres pour engendrer de nouvelles idées.

Débat

Débat en classe virtuelle

L’organisation d’un débat en classe virtuelle demande de la rigueur dans l’attribution de la parole.

Les interventions peuvent être écrites ou orales, il faut nommer des secrétaires de séances qui seront capable de résumer les idées avancées par les étudiants.

Si le débat est organisé “à la mêlée”, il faut régulièrement faire des pauses pour laisser les secrétaires faire leurs résumés à tous.

Débat mouvant

Un débat mouvant consiste à faire régulièrement voter les participants pour qu’ils se positionnent dans un camp ou l’autre. Voir un exemple de débat mouvant sur BBB.

Débat pyramidal 

Cela consiste à organiser le débat en sous-groupes, puis à faire remonter le débat en groupe classe, au travers un seul représentant de chaque groupe.

Dans la classe virtuelle BBB, il est possible de scinder automatiquement  la classe virtuelle en groupes de travail pour un temps donné.

Débat jeu de rôles 

Organiser un débat en posant des consignes “contraignantes”, qui attribueront dans chaque groupe des “rôles” différents pour participer à l’argumentaire, par exemple :

  • selon des typologies de caractères : l’optimiste, le pessimiste, le sceptique, le neutre etc ;
  • selon des rôles d’acteurs institutionnels.

Débat à distance et asynchrone

Certains outils, comme Kialo, permettent de recueillir un argumentaire sur un sujet donné en asynchrone. Chaque étudiant pourra participer à compléter une liste de POUR / CONTRE par exemple, mais aussi, réagir au commentaire d’un camarade, ou simplement donner un “like” (un vote, une approbation) à une idée.

À la fin, se dresse une arborescence d’idées et d’arguments intéressante à analyser.

Écrits collaboratifs

Cette activité met l’accent sur la capacité de production écrite mais également d’analyse. En effet, les étudiants pour réaliser un écrit collaboratif vont devoir être capable d’analyser les productions de leurs camarades afin de fournir un travail final cohérent. C’est évidemment une excellente activité pour inciter l’apprentissage par les pairs, puisque les étudiants vont devoir se mettre d’accord sur la production commune et pour cela défendre, partager et accorder leurs points de vue.
Des moyens de collaboration à distance sont nécessaires à mettre en place. Le travail final peut prendre la forme d’un devoir, d’un livre collaboratif, d’un wiki, d’un blog, ….

Étude de cas

Une situation réelle ou fictive mais proche de la réalité, est proposée aux étudiants. Ils conduisent un travail d’analyse pour identifier les mécanismes à l’œuvre, cela leur permet de contextualiser des connaissances acquises antérieurement. Cette activité peut se filer sur une séquence longue de une à plusieurs séances de TD.

Le format de l’activité peut varier selon l’intention pédagogique : analyse individuelle et partage des analyses en groupe, analyse conduite en petits groupes avec élaboration de pistes de solutions partagées en groupe-classe…

Le suivi et l’animation de l’activité peuvent se faire avec un forum ou un chat : l’enseignant peut encourager les étudiants à se répondre entre eux, valoriser les réponses des étudiants, reformuler les questions pour orienter les travaux…
Différents formats de rendus sont envisageables, ils dépendent là encore de l’objectif pédagogique : échanges dans le forum, dossier écrit / dossier documentaire, carte heuristique, poster / infographie, capsule vidéo etc.

Résolution de problèmes

À plus petite échelle, cette activité vise des problématiques plus ciblées et se réalise dans une période de temps plus courte (séance de TD). Le format de l’activité, son suivi et les formats des rendus sont similaires aux études de cas.