Conclusion du rapport d’évaluation du dispositif Flex-Hybrid

Le dispositif Flex’hybrid mis en place à Avignon Université en décembre 2017 à fait l’objet d’une évaluation par une auditrice extérieure, Laetitia Gérard.

L’ensemble du rapport peut être consulté ici : Rapport Final Flexhybrid

en voici les conclusions :

IV. Conclusion et recommandations

Pertinence.

Le dispositif Flex-Hybrid est pertinent dans la mesure où il correspond aux attentes et aux besoins des enseignantes interrogées. Plus particulièrement, l’accompagnement tridimensionnel (pédagogique, numérique, psychologique) de la Mission APUI est très apprécié et joue un rôle capital dans le développement des compétences pédagogiques et numériques des enseignants.
L’enseignement hybride est pertinent parce qu’il introduit des modalités de travail davantage en adéquation avec les besoins et les attentes des étudiants de la génération Y, à savoir l’usage des nouvelles technologies, la flexibilité de l’environnement de travail, une certaine liberté d’action/autonomie, et le travail collaboratif.

Recommandations :

– Pour favoriser l’adhésion des enseignants dans le dispositif Flex-Hybrid, l’explicitation du fonctionnement du dispositif auprès des enseignants est essentielle. Ainsi, il conviendra par exemple d’insister auprès des enseignants sur la constitution du comité de valorisation.
– La mise en place de l’hybridation nécessite une prise en compte des contraintes de l’institution, par exemple : date d’attribution des cours aux enseignants, disponibilité et accessibilité du matériel.
– Un exemple de cours hybride pourrait être montré aux enseignants pour qu’ils puissent s’approprier plus facilement le dispositif.

Efficacité

Le dispositif Flex-Hybrid constitue un moyen durable de faire évoluer les pratiques pédagogiques vers des pratiques davantage centrées sur l’apprenant. Cette évolution se réalise en trois étapes. Premièrement, l’appel à projet constitue un élément déclencheur, perçu comme une opportunité de faire évoluer sa pratique pédagogique, sans risque, en « milieu protégé ». Deuxièmement, le dispositif Flex-Hybrid, qui accompagne la transformation d’un cours traditionnel en cours hybride constitue une porte d’entrée « numérique » pour atteindre le « pédagogique ». Troisièmement, l’expérimentation de l’enseignement hybride permet plus facilement à l’enseignant d’y adhérer, parce qu’il perçoit les changements positifs au sein de sa classe.

Recommandations :

– Proposer d’autres appels à projet. Il pourrait être intéressant de proposer un projet avec une « porte d’entrée » pédagogique, de manière à faire évoluer les pratiques pédagogiques dans le cadre d’enseignements en présentiel. Par exemple il pourrait s’agir d’un accompagnement à la mise en place d’un apprentissage par problème.

Impact sur la qualité des apprentissages.

L’enseignement hybride a un effet positif sur la qualité des apprentissages parce qu’il présente une double caractéristique. Il possède les caractéristiques d’un enseignement centré sur l’apprenant (travail en autonomie, travail collaboratif, activités de haut niveau, évaluation formative et continue, individualisation/personnalisation), mais aussi les caractéristiques propres à l’hybridation (flexibilité, numérique). De fait, pour s’adapter à l’enseignement hybride, il est nécessaire que l’étudiant fasse doublement évoluer son métier d’étudiant pour pouvoir s’approprier les nouvelles attentes. Cette évolution nécessite une certaine autonomie préalable de la part de l’étudiant.

Recommandations :

– Expliciter davantage les évolutions dans le métier d’étudiant (les attentes) induites par l’enseignement hybride. Cette explicitation pourrait faire l’objet d’un document texte ou d’une présentation en présentiel.
– Renforcer l’accompagnement des étudiants à distance. Par exemple, l’enseignant pourrait utiliser davantage les outils de communication synchrones. Des documents méthodologiques pourraient compléter les ressources.
– Accompagner davantage les étudiants dans l’évolution de leur métier d’étudiant, notamment dans le développement de leurs compétences de « travail en autonomie » et de « travail collaboratif ».