Handicaps et limitations : comment accompagner les étudiants et étudiantes

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Les personnes étudiantes avec une limitation quelconque (trouble, situation de handicap, ressources financières modestes, mobilité, environnement dégradé) peuvent rencontrer des difficultés pour suivre un cours à l’université en présentiel ou en distanciel.

Pour comprendre ces personnes, l’idéal est de commencer à apprendre quelles limitations et contraintes elles peuvent rencontrer pour assister au cours ou aux examens (en présentiel ou distanciel) et consulter des ressources pédagogiques (physiques ou numériques) : vous n’êtes pas vos utilisateurs et utilisatrices.

Les universités offrent des services de soutien aux étudiants et étudiantes en situation de handicap pour les aider à réaliser leur projet d’études. La scolarisation des jeunes handicapés dans l’enseignement supérieur est un fait majeur, mais il y a encore des défis à relever pour améliorer leur expérience.

Les universités doivent continuer à travailler sur l’amélioration des conditions d’apprentissage pour les personnes qui sont porteuses de handicap, en mettant en place des politiques d’accommodement cohérentes et en offrant des services de soutien adaptés.

En plus de parler des troubles ou handicaps, cet article liste quelques pistes d’amélioration des conditions d’apprentissage (technologies d’assistances, aménagements, etc) à l’université pour ces personnes.

En complément d’information, voici un article qui pourrait vous aider à améliorer l’accessibilité de vos cours et de leurs ressources associées

A – Quelle situation de handicap ?

Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant.

art. L114 du code de l’action sociale et des familles

De nombreuses difficultés peuvent être rencontrées par les personnes handicapées. Les personnes porteuses de handicap sont aussi diverses que celles qui n’en portent pas, tout comme peut l’être leur handicap.

8 fois sur 10, le handicap n’est pas visible bien que réel.

Les principaux types de handicap portés par les étudiants et étudiantes sont notés plus bas en une liste non exhaustive, avec les outils et aménagements spéciaux. Ils ou elles peuvent demander ou utiliser ces aménagements pour accéder physiquement aux salles de cours, pour suivre les cours et consulter leurs contenus en présentiel ou à distance, pour passer leurs examens. Des conseils sont aussi listés sur ce que le corps enseignant peut mettre en place pour aider à l’inclusion de ces personnes.

En effet, chaque personne porteuse de handicap peut demander un aménagement des cours et des examens pour répondre à ses besoins spécifiques, tels que des temps supplémentaires, des pauses fréquentes, des examens écrits plutôt qu’oraux, des présentations alternatives, des notes de cours supplémentaires, des enregistrements de cours audio ou vidéo.

Conseils pour l’inclusion peu importe le handicap à l’université

Dans le but de participer à la réussite de la personne porteuse de handicap dans ses études, il est conseillé de :

  • s‘entretenir avec la personne porteuse de trouble / handicap dans le but de connaître ses besoins spécifiques et de s’accorder sur des aménagements éventuels de cours et d’examen ;
  • lui offrir un accompagnement adapté ;
  • se renseigner sur le handicap en question ;
  • se rapprocher du pôle handicap ou du service d’accueil et d’accompagnement des étudiants en situation de handicap de l’université ;
  • suivant le handicap, accepter un rythme plus lent, de la frustration, de la fatigue, des comportements surprenants ;
  • adapter la pédagogie et être flexible en matière d’évolution et d’organisation des cours, être ouvert en ce qui concerne les délais de remise des travaux et les dates d’examen ;
  • communiquer régulièrement avec cette personne pour s’assurer qu’elle se sente incluse et soutenue tout au long de l’année universitaire.

Pour les autres étudiants et étudiantes :

  • favoriser la tolérance et l’empathie au sein de la classe ;
  • sensibiliser la classe car certaines personnes pourraient être gênées ou surprises par le comportement de la personne porteuse de handicap, et pour favoriser leur intégration au sein de la classe ;
  • favoriser l’inclusion sociale en favorisant les interactions positives entre les élèves, y compris avec la personne porteuse de handicap ;
  • les encourager à être compréhensifs et à apporter leur soutien à cette personne.

1 – Trouble visuel

Trouble visuel

Les handicaps visuels sont souvent causés par des pathologies dégénératives trouvant leur origine dans la rétine de l’œil.

Il peut être compliqué ou impossible pour une personne atteinte de trouble de la vue de suivre un cours normalement en raison de difficultés à lire les textes à l’écran ou sur un document imprimé, à voir les images et les graphiques en raison de la déficience visuelle, à prendre des notes pendant les cours en ligne, à voir les textes à l’écran ou au tableau, à participer aux discussions en ligne en raison de la difficulté à lire les messages d’autres étudiants et étudiantes, à suivre les cours en temps réel en raison de la difficulté à voir les présentations ou les vidéos, à passer les examens en raison de la difficulté, à lire les questions ou à répondre aux questions écrites.

Une perte partielle ou totale de la vision peut être causée par différentes pathologies telles que la cataracte, le glaucome, la rétinopathie diabétique, la dégénérescence maculaire, les traumatismes oculaires ou crâniens, entre autres.

Une perte partielle de la vision (ou acuité visuelle faible ou encore malvoyance) peut aussi avoir comme causes des troubles visuels non corrigés (myopie, hypermétropie, astigmatisme), une maladie dégénérative (rétinite pigmentaire, etc), un traumatisme oculaire ou crânien.

Une personne qui étudie à l’université et qui est atteinte de troubles de la vision peut avoir besoin d’utiliser des outils numériques spécifiques ou peut avoir besoin de réaliser des actions spécifiques pour accéder aux supports de cours :

  • un lecteur d’écran ou logiciel de synthèse vocale pour lire les textes à haute voix (comme NVDA pour Windows, ChromeVox pour Chrome OS, Windows et Mac OS X, et Orca pour Linux ou d’autres qui sont intégrés au système d’exploitation) ou les convertit en braille (démonstration en vidéo de l’utilisation d’un lecteur d’écran par une personne aveugle) ;
  • une lecture de description audio pour les graphiques et les images ;
  • un logiciel pour adapter la taille des caractères pour agrandir les textes à l’écran (téléagrandisseur, loupe électronique) ;
  • une consultation de documents en format audio ou vidéo dans le cas de difficultés de lecture ;
  • un ordinateur si la personne est dans l’impossibilité de pouvoir écrire de manière manuscrite en raison de son handicap ou si elle présente un trouble du langage diagnostiqué et dont l’utilisation de l’ordinateur est nécessaire pour composer ;
  • une utilisation de documents en format braille pour les personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle importante ;
  • un changement de mode d’affichage des couleurs, en augmentant le contraste pour faciliter la lecture des textes à l’écran.

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble visuel

Dans le but de participer à la réussite de l’étudiant ou l’étudiante porteuse de trouble visuel dans ses études, il est conseillé de :

  • lui permettre, suivant le degré de son handicap, de se servir des outils listés plus haut ;
  • lui offrir le cours en avance pour qu’il ou elle prenne le temps de le lire et de le comprendre avant le cours ;
  • fournir des supports adaptés, des supports visuels clairs et contrastés, des livres et des retranscriptions audio, en vous appuyant sur cet article : améliorer l’accessibilité de vos cours et de leurs ressources associées.

a – Myopie

Vidéo “Qu’est-ce que la myopie ?” sur YoutubePage Wikipédia sur la myopie

La myopie est défaut visuel le plus courant qui se manifeste par une vision floue quand on regarde les objets situés à distance.

b – Hypermétropie

L’hypermétropie est considéré comme le pendant de la myopie, puisque ce trouble se traduit par une vision floue de près.

Vidéo “Qu’est ce que l’hypermétropie ?” sur Youtube
Page Wikipédia sur l’hypermétropie

c – Astigmatisme

Il est caractérisé par une vision floue et/ou déformée peu importe la distance.

Vidéo “L’astigmatisme expliqué” sur Youtube
Page Wikipédia sur l’astigmatisme

d – Dyschromatopsie ou achromatopsie

La dyschromatopsie est d’une manière générale une altération de la perception des couleurs d’origine génétique ou acquise. Les personnes porteuses de ce trouble peuvent avoir des difficultés à distinguer certaines couleurs, ce qui implique la non reconnaissance de certaines couleurs. Si une information importante est signifiée par des couleurs, elles ne la percevront pas. Le daltonisme est une dyschromatopsie sur le rouge et le vert. L’achromatopsie (ou achromatie, ou monochromatisme) se manifeste par aucune perception des couleurs.

Vidéo Youtube sur la dyschromatopsie ou l’achromatopsie
Page Wikipédia sur le daltonisme

e – Autre trouble visuel

La presbytie, l’amblyopie, la cataracte, le glaucome, la rétinopathie diabétique, la rétinite pigmentaire, etc.

2 – Trouble auditif

Trouble auditif

Les personnes porteuses de troubles de l’audition peuvent rencontrer des problèmes pour suivre les cours et participer aux activités universitaires.

Il peut être difficile voire impossible pour ces personnes, suivant l’importance de leur trouble, d’entendre le corps enseignant ou les autres étudiants et étudiantes pendant les cours, de comprendre les enregistrements audio ou vidéo, de participer aux discussions en groupe ou aux activités, de suivre les cours en temps réel, et/ou de communiquer avec leurs camarades ainsi que les enseignantes / enseignants.

Les personnes étudiantes porteuses de troubles de l’audition peuvent bénéficier de solutions pour les aider à surmonter ces obstacles, telles que :

  • une aide auditive (système de boucle magnétique) ou des implants auditifs (implants cochléaires) ;
  • une application mobile pour la transcription en temps réel ;
  • une application mobile pour la traduction en langue des signes ;
  • des sous-titres pour les vidéos ;
  • un interprète en langue des signes ;
  • un système d’émetteur / récepteur (un microphone pour les enseignants associé à un récepteur pour la personne ayant le trouble de l’audition) ;
  • des salles de classe insonorisées, des bruits de fond atténués.

Page de l’lNSERM sur les troubles de l’audition

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble auditif

Afin d’aider l’étudiant ou étudiante avec un trouble auditif à réussir ses études, il est recommandé de prendre certaines mesures comme :

  • lui permettre, suivant le degré de son handicap, de se servir des outils listés plus haut (adapter la salle de classe, installer des systèmes de sonorisation, etc) ;
  • parler lentement et clairement, d’utiliser des phrases courtes et de reformuler plutôt que de répéter en cas d’incompréhension ;
  • avoir le visage dégagé et articuler de manière distincte (lentement et clairement), éviter de parler le dos tourné ;
  • prévenir lors de changement de sujet ;
  • écrire les nombres et les noms propres ;
  • éviter de parler en même temps qu’une autre personne ;
  • éviter les salles peu éclairées, à contre-jour (pour la lecture labiale) ou bruyantes ;
  • privilégier le support écrit / informatique ;
  • lui proposer des notes de cours supplémentaires, des enregistrements audio ou tout autre soutien individuel ;
  • accepter que la personne puisse être fatiguée en raison de la concentration supplémentaire nécessaire pour accéder à l’information, par exemple en lisant sur les lèvres (lecture labiale) ;
  • fournir des supports adaptés, mettre à disposition des transcriptions et des sous-titres, en vous aidant de cet article : améliorer l’accessibilité de vos cours et de leurs ressources associées.

a – Trouble auditif central

Le trouble auditif central (TAC), également appelé trouble du traitement auditif (TTA), est un handicap auditif qui n’est pas lié à une perte auditive. Il s’agit d’une difficulté liée au passage et au traitement du son dans les voies auditives.

Les personnes atteintes de TAC peuvent avoir des difficultés à comprendre les informations sonores, même si leur audition est normale. Les causes du TAC peuvent être variées, notamment des troubles neurologiques, des traumatismes crâniens, des infections de l’oreille, des troubles génétiques, ou encore des troubles du développement.

Les symptômes du trouble auditif central peuvent inclure des difficultés à comprendre la parole dans un environnement bruyant, des difficultés à suivre des instructions verbales, des difficultés à se concentrer sur une tâche auditive, ou encore des difficultés à mémoriser des informations auditives.

Le traitement du TAC dépend de la cause sous-jacente et peut inclure des thérapies auditives, des exercices de rééducation, ou encore des aides auditives.

Vidéo “Une Dyslexie Auditive ?!” sur Youtube
Page Wikipédia sur le trouble du traitement auditif

b – Perte d’audition

La perte d’audition est caractérisée par une diminution à entendre les sons jusqu’à une absence totale de cette capacité (surdité). Elle peut être causée par des facteurs tels que l’âge, l’exposition au bruit, des maladies (syndrôme de Usher ou maladie héréditaire de surdité-cécité) ou des traumatismes.

Une perte auditive ou la surdité peuvent également mener à des difficultés de communication et, dans certains cas, au mutisme.

c – Autre trouble de l’audition

Les acouphènes (bruits parasites) , l’hyperacousie (sensibilité excessive aux sons), maladie de Ménière (maladie de l’oreille interne).

3 – Trouble de la parole

Trouble de la parole

On peut distinguer deux groupes : les troubles du langage et les troubles de l’élocution. Ces deux troubles peuvent toutefois se manifester ensemble.

Le trouble de la parole peut affecter les études universitaires de plusieurs façons, notamment par une difficulté (ou une impossibilité) à :

  • communiquer efficacement avec le corps enseignant et les camarades de classe, ce qui peut entraîner une mauvaise compréhension des instructions et des informations importantes ;
  • participer activement aux discussions en classe, ce qui peut entraîner une baisse de la participation et de l’engagement académique ;
  • comprendre les lectures en raison de la difficulté / impossibilité à prononcer certains mots ou à comprendre certains concepts ;
  • prendre des notes en classe, ce qui peut entraîner une baisse de la qualité des notes prises et de la compréhension des informations importantes ;
  • présenter des exposés ou passer des examens oraux, ce qui peut entraîner une baisse de la note attribuée.

Page Wikipédia sur le trouble du langage

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble de la parole

Dans le but de participer à la réussite de la personne porteuse de trouble de la parole dans ses études, il est conseillé :

  • d’adapter les activités pour lui permettre de participer pleinement, par exemple en proposant des activités écrites ;
  • de lui donner le temps nécessaire pour qu’elle puisse s’exprimer ;
  • d’éviter de finir ses phrases ou de l’interrompre ;
  • d’encourager la communication avec elle en lui offrant des temps de parole supplémentaires et en favorisant les interactions verbales ;

a – trouble du langage

Il peut s’agir d’aphasie, de dyslexie, de dysphasie ou de dyspraxie.

Pour la dyslexie, la dysphasie et la dyspraxie, consulter la section sur le trouble cognitif / neuro-développemental.

L’aphasie est définie comme une perte partielle ou complète de l’utilisation du langage consécutive à des lésions cérébrales, généralement situées dans l’hémisphère gauche du cerveau.

Vidéo Youtube sur l’aphasie

b – trouble d’élocution

Cela peut être un trouble d’articulation, trouble phonologique (ou difficulté à enchainer les phonèmes), un bégaiement.

Les troubles du langage peuvent porter sur divers niveaux de désorganisation du langage tels que l’élocution, la phonétique, le lexique, la syntaxe et la sémantique. Ces troubles peuvent perturber la communication orale. Les troubles d’élocution en contexte d’études universitaires peuvent avoir un impact significatif sur la réussite académique.

Le bégaiement, par exemple, est un trouble de la fluence de la parole qui peut affecter sérieusement l’intelligibilité de la parole et du langage.

4 – Trouble moteur

Trouble moteur

Les troubles moteurs sont des perturbations de la coordination, du traitement des notions spatiales et de la manipulation des objets. Les personnes avec ce trouble représentent 16% des personnes en situation de handicap.

Les étudiants et étudiantes ayant un handicap moteur ou un trouble de la motricité / mobilité (cela peut aussi être temporaire dans le cas d’un accident) ou un trouble psychologique ou génétique qui mène à des faiblesses / des pertes du contrôle des membres peuvent rencontrer des difficultés pour accéder aux cours et / ou participer à des activités universitaires.

Ces personnes avec un handicap moteur peuvent avoir des difficultés à se déplacer, à utiliser les escaliers, à prendre les transports en commun, etc. Certaines peuvent avoir des difficultés à coordonner leurs mouvements, à manipuler des objets (une souris d’ordinateur), à écrire (au stylo, au clavier), à réaliser des travaux dirigés, etc.

Il peut s’agir de forme plus ou moins lourde, temporaire ou définitive, partielle ou totale, selon son origine. Exemple : la paraplégie, l’amputation, l’IMC (infirmité motrice d’origine cérébrale), le spina bifida, l’arthrose prématurée, l’obésité, la lombalgie, l’hernie, l’AIT (accident ischémique transitoire), la dyspraxie.

Les étudiants et étudiantes ayant un handicap moteur ou un trouble de la mobilité peuvent bénéficier d’aménagements spécifiques pour les aider à réussir leurs études :

  • des rampes d’accès, des ascenseurs et des toilettes aménagées pour accéder aux locaux comme toute personne valide ;
  • des salles de classe adaptées ;
  • des aides techniques et humaines (des aides pour la prise de notes, des ordinateurs adaptés) ;
  • des programmes de tutorat / de référent handicap ;
  • des aménagements pédagogiques pour adapter les cours / les examens.

Page Wikipédia sur le handicap physique

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble de la moteur

Dans le but de participer à la réussite de la personne porteuse de trouble de la motricité dans ses études, il est conseillé :

  • d’adapter les conditions d’enseignement en fonction des besoins spécifiques de la personne handicapée, par exemple en fournissant des supports de cours adaptés ou en aménageant l’espace de travail (cf. les aménagements plus haut) ;
  • de vérifier que la salle est accessible physiquement à la personne et que son équipement est adapté.

5 – Trouble cognitif / neuro-développemental

Trouble cognitif

Les troubles cognitifs et neuro-développementaux entraînent des difficultés dans l’acquisition et l’exécution de fonctions intellectuelles, motrices, langagières et sociales spécifiques.

Cette catégorie qui regroupe les incapacités cognitives est très large. Elle regroupe les troubles envahissants du développement (TED), l’AVC (accident vasculaire cérébral), les difficultés d’apprentissage, les difficultés de compréhension, de concentration, et autres désordres qui affectent plusieurs pans de la vie quotidienne : attention, compréhension, analyse / résolution de problème, mémoire.

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble cognitif ou neuro-développemental à l’université

Dans le but de participer à la réussite de la personne porteuse de trouble cognitif ou neuro-développemental dans ses études, il est souhaitable de mettre en place les actions suivantes :

  • lire les consignes écrites à l’oral et les reformuler si besoin ;
  • communiquer régulièrement avec elle pour comprendre ses limitations et ses besoins spécifiques ;
  • lui fournir un soutien approprié pendant le cours et au long de l’année universitaire pour vérifier que tout aille bien ;
  • autoriser l’utilisation de l’ordinateur ;
  • adapter la pédagogie et être flexible en matière d’évolution et d’organisation des cours, être ouvert en ce qui concerne les délais de remise des travaux et des dates d’examen ;
  • fournir le document original (au format numérique .doc, .ppt, .pdf) afin que la personne porteuse de trouble puisse modifier la mise en forme afin de lui faciliter sa lecture et sa compréhension.
  • lui proposer des notes de cours supplémentaires, des enregistrements audio / vidéo ou tout autre soutien individuel ;
  • structurer et mettre en forme les documents pour qu’ils soient plus lisibles, en s’appuyant sur l’article : améliorer l’accessibilité de vos cours et de leurs ressources associées ;

a – Dyslexie

La dyslexie est un trouble d’apprentissage spécifique d’origine neurobiologique qui se caractérise par des difficultés à reconnaître les mots avec précision et fluidité, ainsi que par des faiblesses marquées en orthographe et en décodage.

La manifestation la plus importante de la dyslexie est le manque de fluidité de la lecture. L’étudiant ou étudiante dyslexique peut rencontrer des difficultés pour lire et écrire, pour comprendre les consignes et pour prendre des notes. Les difficultés de lecture peuvent avoir des répercussions sur l’apprentissage et mener à des échecs scolaires.

Les difficultés en lecture et en écriture sont liées, plusieurs professionnels parlent de dyslexie-dysorthographie. Les personnes dyslexiques vivent toute leur vie avec les effets de ce trouble.

Il est important de mettre en place des aménagements raisonnables pour aider les étudiants et étudiantes dyslexiques à réussir leurs études, comme des enregistrements des cours, des notes de cours supplémentaires et des temps supplémentaires pour les examens.

Vidéo Youtube sur la dyslexie et dysorthographie
Page Wikipédia sur la dyslexie

b – Trouble du langage oral (TLO) ou dysphasie

La dysphasie est un trouble neuro-développemental du langage qui affecte l’expression orale et la compréhension orale.

La dysphasie peut être plus ou moins sévère et se présenter sous
des formes diverses : parole déformée, mots isolés, style télégra-
phique
, structures de phrases inadaptées, manque du mot, difficultés à
construire et à organiser son discours
, troubles de la compréhension.

Elle entraîne des limitations importantes et persistantes sur le plan de l’expression orale et peut entraîner l’échec d’une acquisition normale du langage. En milieu étudiant, les personnes dysphasiques peuvent rencontrer des difficultés pour comprendre les consignes, pour s’exprimer à l’oral et pour prendre des notes. Elles peuvent également avoir des difficultés à suivre les cours et à participer aux discussions en groupe.

Il est important de mettre en place des aménagements raisonnables pour aider les étudiantes et étudiants dysphasiques à réussir leurs études, comme des enregistrements des cours, des notes de cours supplémentaires et des temps supplémentaires pour les examens.

Vidéo Youtube sur la dysphasie
Page Wikipédia sur la dysphasie

La dysorthographie est un trouble d’apprentissage durable caractérisé par un défaut d’assimilation important et durable des règles orthographiques.

C’est un dysfonctionnement de l’écriture dû à un trouble d’apprentissage persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe.

Les personnes dysorthographiques n’assimilent pas correctement les règles orthographiques, ce qui peut avoir de lourdes conséquences pour leur scolarité et leur vie professionnelle. La dysorthographie est souvent confondue avec la dyslexie, car les personnes dysorthographiques sont fréquemment dyslexiques.

La rééducation peut aider les personnes dysorthographiques à prendre conscience petit à petit des règles d’orthographe de base, puis des plus avancées.

Vidéo Youtube sur la dyslexie et dysorthographie
Page Wikipédia sur la dysorthographie

d – Dyscalculie

La dyscalculie est un trouble spécifique du développement qui correspond à un trouble sévère dans les apprentissages numériques, sans atteinte organique.

Elle est aux mathématiques ce que la dyslexie est à la lecture. La dyscalculie est une difficulté à comprendre et à utiliser les nombres, à manipuler les nombres, à effectuer des calculs mathématiques et à apprendre des faits mathématiques.

Elle est parfois appelée “dyslexie des mathématiques”, bien que cette analogie soit trompeuse car ce sont des syndromes distincts. La dyscalculie peut entraîner des difficultés dans les tâches quotidiennes.

Vidéo Youtube sur la dyscalculie
Page Wikipédia sur la dyscalculie

e – Dyspraxie ou trouble développemental de la coordination (TDC)

La dyspraxie est un trouble moteur cérébral qui affecte la motricité fine et globale, la planification motrice et la coordination. C’est un trouble neurologique qui se caractérise par une difficulté à réaliser des gestes coordonnés et/ou à organiser ses pensées. La dyspraxie est une condition neurologique qui affecte la capacité d’une personne à exécuter des tâches motrices. Elle est également connue sous le nom de trouble de la coordination du développement (DCD).

La réalisation d’un geste résulte de la gestion coordonnée et automatique de nombreux facteurs temporels et spatiaux qui ont fait l’objet d’une pré-programmation cérébrale, mais celle-ci est incomplète, voire inexistante chez les dyspraxiques. Les manifestations les plus courantes de la dyspraxie sont les suivantes : troubles de la coordination, difficultés à réaliser des gestes précis, difficultés à planifier et à organiser des tâches, troubles du langage écrit et oral, troubles de la mémoire et troubles des fonctions exécutives.

Vidéo Youtube sur la dyspraxie
Page Wikipédia sur la dyspraxie

f – Déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA ou TDAH)

Le trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) est un trouble neuro-développemental qui affecte la capacité d’une personne à maintenir son attention, à se concentrer et à contrôler son comportement.

Il est généralement diagnostiqué chez les enfants, mais peut également être présent chez les adultes. La fréquence du TDAH dans la population serait d’environ 2,5 % chez les adultes et 5 % pour les enfants.

Le TDAH est classé en trois formes selon les symptômes prédominants : le trouble du déficit de l’attention, le trouble de l’hyperactivité et le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. Les symptômes du TDAH sont nombreux et diversifiés, certains enfants présentent davantage d’hyperactivité et d’impulsivité, alors que d’autres ont plus de symptômes d’inattention.

Les réseaux neuronaux de l’attention se développent de façon importante de l’âge de 6 à 9 ans, c’est souvent au cours de cette période que l’on constate la différence entre un enfant qui est capable d’attention et d’autocontrôle, par rapport à un enfant qui l’est moins. Les symptômes du TDAH peuvent être réduits par la médication (psychostimulants et non stimulants).

Vidéo Youtube sur le TDAH
Page Wikipédia sur le TDAH
Les faits sur le Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité

g – Trouble du spectre de l’autisme

L’autisme ou TSA (trouble du spectre de l’autisme) est un trouble du développement qui affecte la communication, les interactions sociales et les comportements.

Les étudiants et étudiantes autistes peuvent présenter des caractéristiques et des besoins spécifiques qui peuvent nécessiter des aménagements pour leur permettre de réussir leurs études. Quelques informations supplémentaires :

  • ils ou elles peuvent avoir des difficultés à communiquer, à interagir socialement et à comprendre les normes sociales implicites ;
  • ils ou elles peuvent avoir des intérêts restreints et des comportements répétitifs et peuvent avoir des difficultés à gérer les changements dans leur environnement ou leur routine ;
  • ils ou elles peuvent avoir des difficultés à comprendre les consignes implicites ou à interpréter les expressions faciales et les tonalités de voix ;
  • ils ou elles peuvent bénéficier d’aménagements spécifiques pour les aider à réussir leurs études, tels que des consignes claires et explicites, des horaires réguliers, des environnements calmes, des stratégies d’organisation, des programmes de tutorat, etc ;
  • les étudiantes et étudiants autistes peuvent également bénéficier de programmes d’accompagnement spécifiques, tels que le programme Aspie-friendly, qui vise à les accompagner à l’université.

Conseils pour l’inclusion d’une personne autiste à l’université

Pour le cours ou l’examen :

  • éviter l’utilisation du second degré, de l’implicite mais fournir des consignes claires et explicites ;
  • structurer le cours avec un plan détaillé et repérable ;
  • donner des repères dans le temps ;
  • éviter les changements imprévus qui sont générateurs de crise d’angoisse ;
  • réduire les bruits et les sources lumineuses ;
  • adapter les méthodes d’enseignement pour répondre aux besoins de la personne porteuse du trouble du spectre de l’autisme, comme privilégier les supports visuels, les exemples concrets et les activités pratiques ;
  • indiquer ce qui est obligatoire, ce qui est optionnel ;
  • éviter de forcer la personne autiste à s’extérioriser, mais la laisser prendre le temps nécessaire à ce qu’elle se sente prête à s’exprimer.

Vidéo de Canal U sur l’autisme
Page Wikipédia sur l’autisme

h – Autre trouble cognitif ou neuro-développemental

D’autres troubles cognitifs, troubles intellectuels ou neuro-développementaux existent, comme par exemple : la dysgraphie, le retard global de développement ou déficience intellectuelle (de légère à profonde), la paralysie cérébrale ou infirmité motrice cérébrale (IMC), le handicap mental dont la trisomie 21 (syndrome de Down), dysarthrie, etc.


6 – Trouble psychique

Trouble psychique

Les troubles psychiques ou mentaux sont des affections et des troubles d’origines très différentes qui entraînent des difficultés dans la vie d’un individu et/ou de son entourage, des souffrances et des troubles émotionnels et du comportement.

La personne porteuse d’un trouble psychique conserve toutes ses capacités intellectuelles, mais elle n’arrive plus à les mobiliser correctement.

Les exemples de troubles psychiques courants sont le trouble schizophrénique, le trouble de la personnalité, le trouble bipolaire, la dépression, l’anxiété / le stress, les troubles de l’humeur, les phobies, le trouble obsessionnel compulsif (TOC), le trouble des conduites alimentaires (TCA), les addictions (alcool ou autres substances psychoactives) etc.

Les troubles psychiques peuvent prendre des formes différentes et variables et peuvent avoir un impact sur l’apprentissage des étudiantes et étudiants. Les personnes atteintes de troubles psychiques peuvent avoir besoin :

  • de soutien pour la mémoire, l’attention, la planification, l’organisation, et la résolution de problèmes ;
  • d’adaptations environnementales (des salles de cours insonorisées, portes fermées pour éviter les distractions) ;
  • d’aides techniques ;
  • de stratégies d’apprentissage ;
  • d’écoute et d’aide de la part de services spécialisés (voir les dispositifs de soutien plus loin).

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec un trouble psychique à l’université

Dans le but de contribuer au succès de l’élève souffrant d’un trouble psychique, il est recommandé :

  • d’avoir une attitude sereine, détendue, bienveillante et de favoriser un climat de confiance ;
  • de reformuler plutôt que de répéter la question ;
  • d’être à l’écoute des inquiétudes et anxiétés ;
  • de prêter attention aux signaux non verbaux qui peuvent révéler un niveau élevé de stress (respiration rapide, transpiration, mouvements nerveux, etc.) ;
  • de ne pas laisser une personne s’isoler ;
  • de permettre à la personne de quitter la salle de classe lorsqu’elle le souhaite, et de laisser la porte ouverte quand cela est possible afin de réduire les épisodes d’anxiété ;
  • d’accepter les effets secondaires du traitement médical (fatigue, somnolence, etc) ;
  • de ne pas tolérer des attitudes qui dépassent les limites sous prétexte que la personne est malade.

a – Dispositif de soutien psy universitaire

Le Bureau d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU) est un centre de consultation ouvert à toute personne étudiante qui souhaite une aide psychologique. Il est composé de psychothérapeutes (psychiatres et psychologues) et de services administratif et d’assistance sociale. Il propose des consultations gratuites et confidentielles. Le nombre de séances n’est pas limité, le suivi est assuré tant que la personne en ressent le besoin.

Le Service Inter-Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé (SIUMPPS) est un centre de santé réservé aux personnes étudiantes inscrites à l’université. Les différentes consultations (dont les consultations psy) sont entièrement remboursées et sans avancement de frais sur présentation de la carte vitale et de la carte de mutuelle.

b – Dispositif de soutien psy national

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé une plateforme pour l’accompagnement psychologique des étudiants et étudiantes. Le dispositif Santé Psy Étudiant permet à celles et ceux qui le souhaitent d’accéder jusqu’à 8 consultations gratuites auprès d’un professionnel de la santé mentale.

Des cellules d’écoute téléphoniques qui répondent de façon anonyme et gratuite :

  • le 3114, le numéro national de prévention du suicide ouverte 24h/24, 7j/7, l’appel est gratuit et confidentiel ;
  • Fil Santé Jeunes – téléphone 0.800.235.236 : un service d’écoute tous les jours de 9h00 à 23h00, anonyme et gratuit pour les 12-25 sur les thèmes de la santé, de la sexualité, de l’amour, du mal être, etc ;
  • Croix-Rouge Écoute (CRE) – téléphone 0.800.858.858 : écoute et accompagnement de toute personne en difficulté sociale, psychique, relationnelle ou matérielle ;
  • SOS Suicide Phénix – téléphone 01.40.44.46.45 : écoute anonyme de toute personne confrontée à la problématique du suicide de 13h00 à 23h00 ;
  • La Porte Ouverte – téléphone 01.48.74.69.11 : accueil des personnes en situation de solitude, de souffrance psychologique ou morale pour des écoutes en face-à-face, non-directives et bienveillantes, anonymes, confidentielles, gratuites, sans rendez-vous, 365 jours par an ;
  • Suicide Écoute – téléphone 01.45.39.40.00 : écoute anonyme des personnes confrontées au suicide ;
  • SOS Amitié – téléphone 09.72.39.40.50 : un service d’écoute bienveillant, gratuit, anonyme et confidentiel destiné à celle et ceux qui traversent une période difficile ;
  • SOS Espoir – téléphone 01.43.70.69.26 : accueil par téléphone et propose une écoute, un dialogue, des conseils divers et du réconfort moral pour toutes personnes.

Vidéo Youtube sur le mal-être étudiant
Page Wikipédia sur le trouble psychique


7 – Maladie invalidante

Maladie invalidante

Les maladies invalidantes sont des troubles de santé qui peuvent affecter les organes internes vitaux, la motricité, la cognition et le comportement. Elles peuvent entraîner une restriction d’activité et impacter la qualité de vie.

Les maladies ou affections invalidantes peuvent être par exemple : l’allergie, les troubles gynécologiques (douleurs menstruelles, endométriose, etc), l’asthme, le cancer, le diabète, la sclérose en plaque, le trouble musculo-squelettique ou TMS, le sida, la mucoviscidose, l’épilepsie, etc.

Ces maladies peuvent être momentanées, permanentes ou évolutives.
Ces déficiences constituent souvent un handicap non visible.

Les traitements associés à ces pathologies provoquent des effets secondaires pouvant être très perturbants pour un étudiant : extrême fatigue, troubles de la mémoire, de la concentration, dépression, anxiété, douleurs variées, troubles digestifs, etc.

Elles peuvent être plus susceptibles de développer des troubles psychiatriques, tels que l’anxiété et la dépression.

Pour ces raisons, les étudiants et étudiantes malades peuvent avoir des difficultés à suivre les cours, à se concentrer pour étudier, à se déplacer, à supporter l’effort physique, à soutenir un effort en continu sans une pause d’une durée minimale, à mener des activités sociales, à réussir leurs études.

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec une maladie invalidante à l’université

Dans le but de participer à la réussite de l’étudiant ou étudiante avec une maladie invalidante, il est conseillé :

  • de l’interroger sur l’impact de sa maladie et de son traitement sur sa vie étudiante, sans être indiscret sur la pathologie ;
  • d’accepter ses absences et trouver un moyen de les compenser ;
  • de créer un réseau de soutien ou des outils pour fournir des contenus de cours.

B – Quelle limitation matérielle ou contextuelle ?

Des difficultés peuvent aussi être rencontrées par des personnes ayant une limitation matérielle ou au cœur d’un contexte défavorable affectant leur qualité de réception, d’écoute et de concentration.

Conseils pour l’inclusion d’une personne avec une limitation matérielle à l’université

Dans le but de participer à la réussite de la personne qui a une limitation matérielle dans ses études, il est conseillé :

  • de faire preuve de compréhension et d’empathie envers elle en évitant de la juger ou de la stigmatiser pour sa situation ;
  • de l’orienter vers des services ou des aides comme des bourses, des prêts, des banques alimentaires, etc.

1 – Contexte défavorable

Environnement dégradé

Les personnes dans un contexte défavorable peuvent rencontrer des problèmes pour accéder à leur cours et le suivre correctement. Ci-dessous quelques exemples de problèmes rencontrés.

a – perte de signal

Les étudiants et étudiantes peuvent rencontrer des problèmes de connexion Wi-Fi ou de perte de signal en situation de mobilité lorsqu’ils ou elles essaient d’accéder à leurs cours en ligne ou aux ressources associées, surtout si celles-ci sont lourdes (diaporama, vidéo, audio, visioconférence, etc). La bande passante peut être très faible, ce qui ne leur permet pas de voir les documents ou de les consulter, ou de manière dégradée (faible résolution, son haché, média indisponible).

b – faible concentration

Les étudiantes et étudiants peuvent avoir de la difficulté à se concentrer en raison du bruit, des distractions ou de l’inconfort des transports en commun ou des lieux publics ou même de leur environnement à domicile.

c – affichage dégradé

Certaines personnes étudiantes peuvent avoir des soucis pour percevoir l’affichage de leur écran de smartphone, tablette ou ordinateur dû aux conditions d’éclairage variables, ou de surexposition à la lumière en plein soleil ce qui diminue le contraste de leur écran.

d – affichage restreint

Ils ou elles peuvent consulter les ressources du cours sur un smartphone ou tout autre appareil avec un écran à résolution limitée, ce qui peut vraiment fortement dégrader l’affichage de documents non adaptatifs (ou non responsive) et qui ne sont pas prévus pour un affichage à de petites dimensions. La consultation / navigation au sein de la ressource peut être difficile voir impossible.


2 – Limitation financière

Limitation financière

Les étudiants et étudiantes peuvent avoir une aide financière limitée, un crédit, une dépendance financière aux parents, un revenu insuffisant, un coût de la vie étudiante élevé, ou peuvent subir les inégalités socio-économiques.

En 2020, les ressources mensuelles moyennes des étudiants et étudiantes s’élèvent à 919 €. Presque les trois quarts sont, au moins en partie, dépendants financièrement de leurs parents. Pour 46 % des étudiantes et étudiants, les aides des parents représentent même plus de la moitié de leurs ressources. Parallèlement, 4 % sont dans une situation de précarité.

Article sur la situation financière des étudiants et étudiants publié sur le site du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Les étudiants / étudiantes ayant des problèmes financiers peuvent être stressées et préoccupées par leur situation financière, ce qui peut affecter leur capacité à se concentrer sur leurs études. D’autant plus que certains / certaines peuvent avoir des difficultés à se nourrir ce qui peut affecter leur bien-être et leur santé. L’Observatoire national de la vie étudiante a publié en 2023 son enquête sur les conditions de vie des étudiants et étudiantes en France.

a – connexion internet limitée

Certaines personnes étudiantes ayant de faibles ressources financières ne peuvent pas souscrire à un abonnement internet haute vitesse, ce qui limite fortement leurs possibilités dans l’accès aux cours. Leur bande passante trop faible rend difficile voir impossible d’accéder à de lourds documents, des médias audios ou vidéos, des visioconférences, etc.

b – matériel obsolète

Les personnes n’ayant pas suffisamment de ressources financières peuvent détenir un matériel informatique ne leur permettant pas d’accéder de manière optimale à leur cours. Elles peuvent détenir un ordinateur, un système d’exploitation, des logiciels, un navigateur Web qui peuvent être désuets / dépassés ou peu fiables et alors incompatibles avec les ressources fournies dans le cours. L’accès aux informations de cours peuvent être limités ou complètement impossible par celles qui n’ont pas le matériel adéquat.


Articles complémentaires

Document informatif sur les statistiques relatives aux étudiants et étudiantes en situation de handicaps publié par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Témoignages de 81 personnes étudiantes handicapées sur les discriminations subies et le manque d’adaptation des universités.

Les étudiants et étudiantes en situation de handicap dans l’enseignement supérieur et de la recherche.

Brochure PDF pour comprendre les troubles dys en vous mettant à leur place.

Une liste des différents programmes d’accompagnement spécifiques à l’université.

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